Mona Eltahawy on Yusuf al-Qaradawi

9 avril 2007

The Israeli-Palestinian conflict is not a Muslim issue. It is a dispute over land, it is about an occupation that must end and it is about a people who deserve a state. But it is not a religious dispute. Clerics, rabbis, priests and any one else who claims religious authority for his opinion should stay out of it. As a Muslim, I’m particularly eager to keep our clerics away from Palestine.

For too long the easiest Friday sermon to give began and ended by cursing the “Zionists”, often interchanging Zionist with Jew, stopping along the way to enflame the worshippers with news of the latest humiliations or atrocities committed by the Israelis against the Palestinians.

The conflict has been one of the most jumped upon bandwagons in both the Arab and the Muslim world – but framing it in religious terms serves no one’s interest, least of all the Palestinians. With the Islamist Hamas at the helm of the Palestinian government the temptation is great to lose ourselves in the religious kaleidoscope they would love to wrap around the conflict. But just as Islamists are more about power than religion, so is the conflict less about religion than land.

Mona Eltahawy, Qaradawi Damages Palestine’s Cause by Turning Global Issue Into Islamist Weapon, muslimwakeup.com

À déni, déni et demi

7 avril 2007

(…) le PQ d’aujourd’hui constitue un drôle d’amalgame. À sa tête, un chef qui de toute évidence est le mauvais messager, mais qui tient, si on lui en donne la chance, à changer le message. Puis, un parti qui ne sait plus trop quel message il doit porter, celui du chef ou celui du programme auquel le chef n’adhère pas. Pour compliquer cette mayonnaise qui décidément semble de plus en plus difficile à faire monter, le chef doit tenir compte de l’influence disproportionnée d’une gauche aussi nationaliste que Lionel Groulx et aussi sclérosée que le Parti communiste français.

Gil Courtemanche, La quadrature du cercle, ledevoir.com

(…) on peut bien vouloir recentrer le PQ, mais il y a déjà deux partis dans le coin droit de l’arène politique québécoise, il n’est pas certain qu’il y ait beaucoup de place pour un troisième.
La solution est beaucoup plus celle que l’ex-ministre Joseph Facal évoquait, hier, dans un colloque à l’UQAM, soit de «partir des préoccupations des Québécois, et chercher ensuite à y répondre par des politiques fidèles à ses valeurs sociale-démocrates».
Or, pour faire une telle réflexion, le SPQ Libre est beaucoup plus utile à l’intérieur qu’à l’extérieur de la coalition péquiste. Lui faire porter l’odieux de la défaite – et ne pas voir le rôle qu’il pourrait jouer pour l’avenir – serait un signe de cette maladie du déni, qui menace toujours le Parti québécois.

Michel C. Auger, PQ : la recherche de boucs émissaires, cyberpresse.ca

Déjà, comme membre des «Trois mousquetaires», M. Valois avait dit à son parti quelques vérités qu’il ne voulait pas entendre : que la souveraineté ne touchait plus les jeunes. Que c’était l’objectif politique de la génération de papa, pas de leur génération à eux.

Cette fois, il va plus loin, mais parle tout aussi vrai : la souveraineté est en train de devenir «un refuge contre le changement». Que le mouvement souverainiste, qui est supposé être porteur de changement soit en voie de devenir «un mouvement de plus en plus conservateur» et même un «rempart contre le changement».

Michel C. Auger, PQ : poser les bonnes questions, cyberpresse.ca

Thomas Ricks on Iraq Today

5 avril 2007

Somber assessment on Iraq by Thomas Ricks, the Washington Post correspondent in Iraq. He thinks the American have no control on the events, and that they will be there for two decades. And last, but not least, there is no easy solution for this fiasco, and that’s why he thinks that Iraq is a tragedy.

On Point with Tom Ashbrook, Thomas Ricks on Iraq Today (mp3)

Cher ledevoir.com…

5 avril 2007

Cher ledevoir.com. Ne vous viendrait-il pas à l’idée d’utiliser des URL pour pointer vers des documents externes à votre site? Il me semble que cela ne devrait pas être trop difficile ? Voyez-vous, quand vous parlez par exemple d’un vidéo sur You Tube, ça serait bien de mettre aussi l’URL. J’ai remarqué, qu’en règle générale, vous êtes allergique à tous liens externes. Pourquoi cet ostracisme ?

Les Perreaux, Youtube - Un Montréalais devient le “héros des mégots“, ledevoir.com

L’arabe dans l’oubli des langues

3 avril 2007

Un vrai délice cette entrevue d’Abdelwahab Meddeb avec Daniel Heller-Roazen à propos de son livre Echolalies essai sur l’oubli des langues (Le Seuil, 2007). D’origine canadienne, enseignant la littérature comparée à Princeton, ce polyglotte compare la langue arabe aux autres langues comme l’hébreu, le grec et le latin sous l’aspect de la normativité (parmi les différentes variantes locales de la langue arabe, seul l’arabe classique est normatif et possède une véritable grammaire), de l’importance accordée aux sons propres de la langue (qui est fondamentale dans la langue arabe, mais l’est peu avec l’hébreu par exemple). En plus, les aspects mythologiques des langues sont abordés (la langue du paradis, la langue primordiale), et la poésie où l’on doit oublier pour écrire véritablement. Cette conversation entre les deux interlocuteurs est un vrai plaisir d’intelligence et de culture.

Culture d’Islam, L’arabe dans l’oubli des langues (mp3)

Daniel Heller-Roazen, Echolalies essai sur l’oubli des langues, Le Seuil, 2007 (Il s’agit d’un ouvrage revu et augmenté par l’auteur, de Echolalias : On the Forgetting of Language , Zone Books, 2005).

En abime

2 avril 2007

Whoa ! C’est l’heure de gloire !

On a vu mon blogue dans la tivi. À l’émission Les coulisses du pouvoir dans la chronique sur les blogues animée par Sophie Hélène Lebeuf.

coulissesdupouvoir.gif

Je suis schtroumpfement content ! Merci pour la mention.

La droite au Québec: Alain Dubuc et Mathieu Bock-Côté à Bazzo.tv

30 mars 2007

Analyses des plus intéressantes sur la droite au Québec avec Alain Dubuc et Mathieu Bock-Côté. Au-delà de l’épiphénomène, les interlocuteurs de Marie-France Bazzo replacent la droite dans une perspective historique tout en évitant les explications faciles (le vote de protestation). Intéressant point de vue sur la droite et la modernité et le retour du refoulé au Québec. C’est ce que j’ai entendu de plus pertinent jusqu’à maintenant sur les dernières élections au Québec.

Au lieu de n’écouter que l’extrait, je vous engage à télécharger toute l’émission et d’écouter l’entrevue qui débute vers 17 m 10 s après le début de l’émission.

Bazzo.tv, émission du 29 mars 2007, La droite au Québec, (wmv[extrait], mp3[toute l’émission])

L’épreuve de la réalité

27 mars 2007

Somme toute, je suis assez content du résultat des élections. J’avais trouvé totalement surréaliste la course à la chefferie au Parti Québécois (mais non Pauline, il n’y aura aucune turbulence après le référendum). J’étais enclin à aller voter pour André Boisclair malgré son discours ampoulé, mais le fait qu’il veuille quand même tenir un référendum, même s’il se trouvait à la tête d’un gouvernement minoritaire m’a parut complètement idiot et farfelu. C’est lorsqu’il a tendu la main à Mario Dumont, en lui disant que le rapport Grenier montrerait probablement que la chimère que le dernier référendum avait été volé s’avérerait, qu’il a enfoncé le dernier clou dans le cercueil de mon intention de vote envers le PQ. Franchement, songer à lancer un peuple dans l’aventure de la séparation du Canada et la construction d’un nouvel État en n’ayant que quelques milliers de voix de majorité ne fait aucun sens à mon avis.

Par conséquent, le fait que le PQ se retrouve en troisième position l’obligera à repenser ses options et son programme politique. Ça peut aller d’un bord (SPQ-Libre) ou d’un autre (une social-démocratie moderne à la scandinave). Je n’ai pas beaucoup d’espoir. Je crois que le PQ va continuer à se durcir et devenir un groupuscule aux mains des purs et durs, les crétins qui sont pour ne pas permettre de choisir la langue de son CEGEP et qui nous farcissent des c’est à ton tour mon cher … de nous parler d’amour, et de on veut un pays, on veut pays. Continuez de gueuler pour mettre votre criss de flag du Québec à l’ONU pendant que la caravane passe et qu’on produit des illettrés à la pelletée. Il n’y a qu’à voir l’état lamentable des bibliothèques publiques et scolaires, pour se convaincre que les véritables enjeux ne sont jamais vraiment débattus.

D’autres parts, l’épreuve de la réalité sera aussi servie au Parti Libéral du Québec qui devra aussi revoir son plan de match s’il ne veut pas rester le parti qui est le moins populaire chez les Québécois francophones.

Enfin, notre petit roitelet de la démagogie devra, j’espère, être plus conséquent avec son discours et proposer autre chose que des clips de trente secondes comme politique. Il sera intéressant de voir sa députation. Sauront-ils formuler une réelle alternative, ou va t’-on les voir s’enfermer dans des déclarations fracassantes comme celles qu’on a vues pendant la dernière campagne électorale ? Est-ce que l’ADQ sera un parti de beaufs, ou un parti qui dépasse le populisme dans ce qu’il a de plus crasse. On verra bien…

Et si vous vous demandez pour qui j’ai voté, moi qui habite la République du Plateau ? Non, ce n’est pas pour le nouveau censeur de la gauche, ce cher Amir (c’est à ton tour….), mais pour le Parti Vert. J’ai trouvé que Scott McKay était celui qui avait le discours le moins pogné, tout en mettant l’accent sur ce qui aurait dû être un enjeu majeur de cette campagne, l’écologie (en plus de l’éducation, évidemment, et de tout le reste qui a été escamoté, comme la mondialisation des économies).

Death Swamps

27 mars 2007

Darryl Li: This is life in a ‘disengaged’ Gaza: It is not enough to be locked into an open-air prison by Israel. Nor to be turned into a beggar by the international community for voting in a democratic election. Nor to be torn apart by internal feuding. Now Palestinians have to drown in their own shit? I can’t wait to hear the latest excuse about how this, too, is their own fault.

A vivid account on the history that is behind the collapse of Gaza’s northern sewage treatment where five palestinians dies.

Laila El-Haddad, The Death Swamps, Raising Yousuf: a diary of a mother under occupation

The Mecca Charity Show

9 mars 2007

Powerful analysis from Roni Ben Efrat reprinted from CHALLENGE magazine.

Here, once again, Hamas reveals a characteristic lack of consistency. We saw this first a year ago, when it chose to take part in elections that were based on an infrastructure provided by the Oslo Accords. It accepted the Oslo framework without the content. Now it deepens its entrapment by entering a unity government, hoping to gain Western funds without accepting Western conditions. Saudi Arabia has won a brief span of glory, but what about the Palestinian people?

Certainly, there’s no question as to the horror of the bloody scenes we witnessed between Fatah and Hamas. They occurred in utter opposition to the popular will. The Palestinian street rejoiced sincerely over the Mecca Agreement.

The problem, however, is: unity for the sake of what? The Oslo Accords did not establish the basis for a true Palestinian state, rather the mold for a state dependent on handouts: a donations state, which would serve Western and Israeli interests. From the beginning, the donations were intended to finance a political entity composed of corruptible, docile elitists like those in other Arab regimes. The Palestinian Authority, under Fatah leadership, wasted a whole decade without establishing an infrastructure and without creating real jobs. It purchased quiet by handing out cash in paper bags to the workers of a bloated public sector.

The election of Hamas did not bring a change of direction. Even if we acknowledge that the movement is not corrupt, it offered no alternative to the donations state. On the contrary, the notion of charity rather than work is a principle of the Hamas movement. Now this notion has become the basis of the entire unity government. Unless the latter can thaw Western coffers, the streets will again erupt.

Roni Ben Efrat, The Mecca Charity Show, electronicintifada.net

On Saudi diplomacy, see also this podcast from On Point with Tom Ashbrook.

On Point, The New Saudi Pushback, wbur.org (mp3)