Archive pour la catégorie 'Français'

La lingua franca

Mercredi 1 avril 2009

Avec Roger Chartier, sur le livre de Jocelyne Dakhlia intitulé La lingua franca : histoire d’une langue métisse en Méditerranée . La lingua franca est une langue « liminaire » qui est parlée entre les Européens et les peuples arabiques et turkmène au moyen-âge et à l’époque moderne et qui permet d’échanger entre ces deux cultures. Elle est composée de mots italiens, portugais, et français, et n’existe que comme langue d’échange.

Les lundis de l’histoire, La lingua franca, France Culture

Zeev Sternhell à La fabrique de l’histoire

Lundi 30 mars 2009

Entrevue fascinante sur l’extrême droite en France avec le grand historien israélien Zeev Sternhell. Selon ce dernier, Vichy s’est joué dès la fin du 19e siècle. Il articule les linéaments qui ont conduit certains penseurs au tournant du siècle à préparer les courants intellectuels antirationalistes et antiégalitaires à la base du fascisme.

La fabrique de l’histoire: Histoire de l’extrême droite 1/3, France Culture.

Rima Elkouri: Le Québec, avenir de la France?

Lundi 30 mars 2009

Rima Elkouri: C’est en ce sens que vous dites qu’une laïcité rigide peut aboutir en fin de compte à moins de laïcité?

Jean Baubérot: Exactement. Moi, personnellement, j’estime que la liberté de l’enseignement est une liberté démocratique. Mais qu’un militantisme laïque favorise les écoles privées confessionnelles, ça me paraît paradoxal. Et ça, personne ne veut en parler en France.

Entrevue de Rimak Elkouri avec Jean Baubérot sur son livre Une laïcité interculturelle. Le Québec, avenir de la France? .

ECTO: Photos pour la journée porte ouverte du 2009-03-27

Dimanche 29 mars 2009

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Votre serviteur avec Zorglub qui surveille Billie (en arrière-plan) pour être sûr qu’elle ne partira pas sans lui.

L’album photo est ici.

Un message des administrateurs d’ECTO: Invitation : 5 à 7 dans le futur espace ECTO

Vendredi 27 mars 2009
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Nous vous convions à un 5 à 7 (« porte ouverte ») qui se tiendra dans l’Espace ECTO au 880, rue Roy Est (dernier étage) vendredi le 27 mars. Vous aurez l’occasion de visiter les lieux et d’échanger avec les membres de la coopérative. Vous pourrez même en profiter pour devenir membre et avoir le privilège de pouvoir participer aux décisions d’aménagement de votre futur espace de travail (les détails sont sur le site web.)

Notre projet a connu d’importants développements au cours des dernières semaines. Comme vous le savez peut-être, notre installation dans le merveilleux local que nous avons loué a pris du retard en raison des délais occasionnés par les travaux de rénovations commandés par les propriétaires. Nous avons maintenant la confirmation que les travaux se terminent au début de la semaine prochain. Il nous reste à effectuer l’aménagement final du local : agencement des îlots de travail, installation de la salle de réunion, de la cuisinette et du réseau informatique (Internet sans fil, imprimante, photocopieuse, etc.). Ces travaux débuteront au début du mois d’avril afin de permettre le plus rapidement possible à nos membres de venir profiter des lieux. Par ailleurs, le montage financier du projet va également bon train grâce, entre autres, à la CDEC Centre-sud/Plateau-Mont-Royal qui appuie le projet et nous accompagne pour finaliser les dernières étapes de financement.

Afin de célébrer l’aboutissement de ces diverses démarches mais aussi pour souligner le premier anniversaire de la Coopérative ECTO et surtout afin de vous permettre de visiter les lieux, nous vous invitons en grand nombre vendredi prochain. Et venez avec un(e) ami(e) ou un(e) de vos collaborateurs(trices)!

Au plaisir de vous rencontrer!

Les membres du Conseil d’administration de ECTO
info@ecto.coop

Un p’tit calin

Jeudi 19 mars 2009
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Les petits riens de Lewis Trondheim

Mardi 10 février 2009
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Bien que je ne connaisse pas son oeuvre, le blogue BD de Lewis Trondheim est remarquable par son sarcasme et son auto-dérision.

François Brousseau sur Gaza

Lundi 12 janvier 2009

[Je reproduis ici l'entièreté de l'article, car ce dernier nécessite un abonnement au Devoir. Ce n'est pas quelque chose que je fais en général, mais il me semble que ce texte est important dans le climat actuel.]

L’Autre, ce démon

François Brousseau, ledevoir.com

Ces derniers jours, dans plusieurs grandes villes du monde, on a défilé pour dénoncer l’action d’Israël à Gaza. Cette mobilisation n’est-elle que l’expression ponctuelle d’une répulsion légitime devant la souffrance de civils? Ou représente-t-elle la critique plus générale d’une «horreur» devenue synonyme de l’État juif?

On peut s’estimer choqué par ces images de Gaza et conclure à la «disproportion» de la réponse israélienne, tout en résistant aux hyperboles qui font l’équation «Israël=nazisme». Mais cette équation est apparue, ici et là, sur des pancartes dans certaines de ces manifestations, en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et ailleurs, alors que, simultanément, on brûlait l’étoile de David. C’est sans doute moins grave que de détruire des maisons de civils palestiniens avec des bébés dedans… mais cela n’en est pas moins symboliquement très violent.

On peut certainement critiquer l’invasion de Gaza sans être antisémite. Encore faut-il être au-dessus de tout soupçon. Parce qu’il est vrai qu’une fraction des protestataires, dans leurs hyperboles globalisantes, trahissent une haine intrinsèque d’Israël qui peut confiner à l’antisémitisme.

Mais on peut aussi être un critique habituel d’Israël — bien au-delà de Gaza 2008 — sans être antisémite. On peut même être «antisioniste» — donc opposé au bien-fondé d’Israël, pour des raisons historiques ou théologiques, comme certains de ces ultra-orthodoxes pour qui l’heure d’un État juif n’est pas venue — sans être antisémite.

On peut également être «antisioniste» sans pour autant vouloir, en 2009, annihiler Israël, puisque l’existence de ce pays — contestable à l’origine puisqu’elle a fait l’objet au XXe siècle, notamment entre juifs, d’un débat historique entre les «pour» et les «contre» — est aujourd’hui un état de fait, et que l’on ne peut effacer l’histoire. Et que cet État juif ainsi que ses citoyens ont des droits et des devoirs.

***

L’état de guerre et de haine — et ne nous y trompons pas, malgré l’asymétrie criante de la situation, la haine va dans les deux sens, elle n’origine pas uniquement des fanatiques du Hamas qui en sont pourtant spécialistes — tend à balayer toutes les nuances. Nuances pourtant vitales et qui, seules, peuvent asseoir les analyses et les prises de position.

Trop souvent dans cette affaire, l’Autre est soit un Léviathan maléfique à l’origine de tous les maux, soit une racaille infrahumaine que l’on finit par traiter, par exaspération, comme un essaim de moustiques malfaisants. Cette mentalité est assez répandue en Israël, où la «déshumanisation» du Palestinien, dans le discours public et privé, a fait l’objet de réflexions pénétrantes parmi les «dissidents» israéliens — Gideon Levy, Uri Avnery — que je citais la semaine dernière.

Il importe de demander à l’Israélien, les yeux dans les yeux: «Crois-tu, mais alors vraiment, au niveau des principes, que l’Arabe palestinien est un être humain totalement égal à toi, qui a droit lui aussi, ni plus ni moins que toi, à la sécurité, à la tranquillité d’esprit et à une existence nationale dans toutes ses attributions?»

Mais, dans le même temps, il faut également demander au Palestinien qui souffre et aussi — peut-être même davantage, en ces moments de tragédie et d’urgence — à ses nombreux appuis et représentations dans le monde entier, qui défilent outragés dans les rues: «Oui ou non, l’Israélien peut-il avoir de légitimes inquiétudes sur sa sécurité et son existence nationale? A-t-il lui aussi droit à la tranquillité et au bien-être, là où il est?» Répondez, il le faut…

C’est à ces conditions que les protestations du genre de celles que l’on a vues ce week-end, peuvent être crédibles et éventuellement efficaces. Sinon, elles se résument à un cri de rage impuissante, bien installé dans le confort moral et dans la complainte de l’éternelle victime. Cri de rage qui peut parfois s’accompagner de dérapages, ou de restrictions mentales que l’ennemi trouvera à bon droit suspectes.

Lorsque l’on reçoit des bombes sur la tête, on n’est pas en état de faire toutes les nuances. Mais lorsqu’on les lance soi-même, ou lorsque l’on joue les gérants d’estrade indignés, le discernement et la compréhension de l’Autre deviennent un impératif moral.

Serge Chapleau sur Gaza

Vendredi 9 janvier 2009

En tout cas, le Bye-Bye, c’était pas fort cette année

Dominique Eddé sur Gaza

Lundi 5 janvier 2009

Dominique Eddé: Que gagnent les dirigeants du Hamas en poursuivant leurs tirs de roquettes sur Israël ? Pourquoi cet acharnement à donner des coups qu’ils encaissent au centuple, en retour ? Qu’un mouvement de résistance, face à une force d’occupation, se tienne prêt à perdre des hommes pour gagner du terrain, soit. Mais quand le rapport de forces est ce qu’il est ? Quand chaque tir de roquettes est suivi d’un déluge de feu, quand l’action est aussi coûteuse en vies humaines, aussi improductive sur le plan politique, aussi impopulaire sur le plan international ? Quelle est la logique d’une telle obstination ?

(…)

Si Israël et les Etats-Unis persistent à nier l’humiliation innommable, le désespoir fou, dangereux pour tous, que génère leur politique, alors ce désespoir continuera de se répandre de pays en pays. Et, dans cette escalade, chaque jour sera un jour de trop. S’ils s’obstinent à ne pas s’interroger sur les raisons pour lesquelles un jeune lanceur de pierres, en 1987, s’est métamorphosé sept ans plus tard en bombe humaine, alors les jeunes oubliés de la vie seront de plus en plus nombreux à être candidats à la mort.

Logique de purification ethnique à Gaza: lemonde.fr