À propos de Lettre13.com

Lettre 13 est le carnet Web d’Emmanuel M. Décarie. Je gagne ma vie en programmant des applications et services Web. Pour plus de détails, voyez mon autre site scriptdigital.com, où vous y trouverez mon C.V., un portfolio, et plusieurs articles sur divers sujets liés à la programmation.

Langues

Je m’interroge sur la façon de faire côtoyer deux langues, le français et l’anglais. Auparavant, j’étais plus strict (et moins paresseux j’imagine), et je divisais en deux sites distincts la version anglaise et la version française. Sur Lettre 13, dans la présentation, le français est prédominant. Mais le contenu pourra être en français ou en anglais. J’aurais pu installer un plugiciel pour WordPress (qui gère ce site) pour arriver à faire concorder la présentation avec le contenu. Mais avec seulement les outils présents dans WordPress, je crois que j’arrive à une solution qui me plaît plus.

Sujets

Les sujets traités sur Lettre 13 toucheront principalement la programmation, mais aussi la politique, la baladodiffusion et tout ce qui me semble être digne d’intérêt. Je suis un esprit curieux, un dilettante, « jack of all trades, master of none » et je me suis intéressé à beaucoup de choses dans ma vie. J’ai pas mal traîné à l’université (licence histoire, maîtrise science Po, mineur histoire de l’art). J’ai des passions littéraires (Stendhal, Proust, Camus, Gracq, Céline, Cohen, Borges, Pérec). J’ai eu des bourses d’études et du financement pour étudier le flou dans l’oeuvre du photographe Charles Nègre (1820 – 1880), la sculpture architecturale figurative des édifices publics de Montréal, exposer le produit de ces recherches, etc.

Politique

Politiquement, je me considère comme un social-démocrate. Je suis passé par bien des phases politiques, j’ai intégré dans ma jeunesse une théorie marxiste assez grossière pour analyser le monde. Puis j’ai fait des études d’histoire à Aix-en-Provence qui m’ont fait découvrir l’histoire des mentalités. L’histoire des mentalités ajoutait, dans l’explication du fonctionnement des sociétés, à la lutte des classes et la concurrence pour la répartition des richesses, d’autres variables toutes aussi importantes (les différents « temps » de l’histoire, l’évolution asynchrone des modèles de références, comment les atavismes religieux sont actualisés par les acteurs historiques).

Après le marxisme simpliste et l’histoire des mentalités, s’ajouta la théorie de la dépendance qui était enseigné au département de science politique de l’Université de Montréal. Ce fut là aussi un profond enrichissement, et aussi une rupture, avec le modèle de référence que je m’étais construit tout au long de ces années. La théorie de la dépendance offre en gros des outils pour sortir de cette analyse simpliste qui fait des pays du Sud, de simple courroie de transmission des pays du Nord. La théorie de la dépendance retourne la lunette d’approche, prend en compte la situation locale des contrées dominées. Elle redonne à ces populations qui subissent un système inéquitable d’échanges économiques le rôle d’acteur, de sujet, d’agent. Elle montre comment le jeu de pouvoir partage ou non la répartition de la richesse entre les acteurs politiques. Elle permet de comprendre comment les acteurs politiques dominants sont liés par un système d’alliance avec le capital étranger.

Québec

Sur la question du Québec, je suis un indépendantiste modéré. Mais cette question me semble moins fondamentale qu’autrefois. Je me méfie comme de la peste tous les nationaleux à conformance ethnique. Je trouve que les termes néo-québécois, québécois de souche sont des étiquettes louches. J’aimerais dire « Vive les plaines d’Abraham » car grâce à cela, les québécois se représentent depuis 1792. Je ne crois pas à la « nuit des longs couteaux » mais plutôt à l’impréparation de gouvernement péquiste de l’époque. Du même souffle je rejette la constitution de 1982 qui ne porte pas la signature du Québec, l’un des deux peuple fondateur du Canada de mon enfance, et je l’applaudis avec sa charte des droits qui a permis de faire du Canada et du Québec un havre de tolérance. Peuple. Nation. Les mots m’importe peu, mais plus ce qu’il décrivent comme une réalité incontournable. Depuis les années soixante, le Québec s’est affirmé sur la scène canadienne et internationale, et je crois qu’il peut tout aussi bien se développer à l’intérieur du Canada qu’à l’extérieur. Dans les deux cas, il sera toujours question de peuple québécois, de nation québécoise. Si je suis indépendantiste, c’est avant tout pour donner aux québécois l’ultime responsabilité sur leur destiné. Si je suis modéré, c’est parce que je crois, bien avant l’indépendance, à la résilience du peuple québécois qui est présent sur son territoire depuis plusieurs siècles. Je me prends à penser que les systèmes politiques passent mais les québécois demeurent.