À déni, déni et demi

(…) le PQ d’aujourd’hui constitue un drôle d’amalgame. À sa tête, un chef qui de toute évidence est le mauvais messager, mais qui tient, si on lui en donne la chance, à changer le message. Puis, un parti qui ne sait plus trop quel message il doit porter, celui du chef ou celui du programme auquel le chef n’adhère pas. Pour compliquer cette mayonnaise qui décidément semble de plus en plus difficile à faire monter, le chef doit tenir compte de l’influence disproportionnée d’une gauche aussi nationaliste que Lionel Groulx et aussi sclérosée que le Parti communiste français.

Gil Courtemanche, La quadrature du cercle, ledevoir.com

(…) on peut bien vouloir recentrer le PQ, mais il y a déjà deux partis dans le coin droit de l’arène politique québécoise, il n’est pas certain qu’il y ait beaucoup de place pour un troisième.
La solution est beaucoup plus celle que l’ex-ministre Joseph Facal évoquait, hier, dans un colloque à l’UQAM, soit de «partir des préoccupations des Québécois, et chercher ensuite à y répondre par des politiques fidèles à ses valeurs sociale-démocrates».
Or, pour faire une telle réflexion, le SPQ Libre est beaucoup plus utile à l’intérieur qu’à l’extérieur de la coalition péquiste. Lui faire porter l’odieux de la défaite – et ne pas voir le rôle qu’il pourrait jouer pour l’avenir – serait un signe de cette maladie du déni, qui menace toujours le Parti québécois.

Michel C. Auger, PQ : la recherche de boucs émissaires, cyberpresse.ca

Déjà, comme membre des «Trois mousquetaires», M. Valois avait dit à son parti quelques vérités qu’il ne voulait pas entendre : que la souveraineté ne touchait plus les jeunes. Que c’était l’objectif politique de la génération de papa, pas de leur génération à eux.

Cette fois, il va plus loin, mais parle tout aussi vrai : la souveraineté est en train de devenir «un refuge contre le changement». Que le mouvement souverainiste, qui est supposé être porteur de changement soit en voie de devenir «un mouvement de plus en plus conservateur» et même un «rempart contre le changement».

Michel C. Auger, PQ : poser les bonnes questions, cyberpresse.ca

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