Le plan B: Stéphane Dion

Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer. Cela me stupéfie que les délégués du parti Libéral du Canada ont préféré à Michael Ignatieff Stéphane Dion. Il est évident que M. Dion n’est pas un imbécile. Mais c’est un homme rigide, gardien de l’orthodoxie constitutionnelle, qui ne fera aucune ouverture au Québec. En plus, il est détesté au Québec. On dirait que le calcul des délégués a été de barrer la route à Ignatieff parce qu’il avait fait preuve d’un minimum d’ouverture au Québec. Dion, c’est l’homme du plan B, c’est l’homme politique qui pense que si le Québec peut se séparer du Canada, on peut faire du Québec un salami, et faire la partition du Québec en en gardant quelques tranches dans le giron fédéral. C’est l’homme qui fait croire aux anglophones du West Island qu’ils demeureront au sein du Canada si jamais le Québec devient indépendant.

D’un autre côté, c’est probablement un cadeau du ciel pour le Bloc et le PQ. Malheureusement, cela implique qu’on risque de subir encore Harper pour quelques années. Michel C. Auger veut donner la chance au coureur, mais à mon avis, je ne vois pas M. Dion évoluer au plan constitutionnel s’il a des positions qui sont encore plus centralisatrices que la majorité des fédéralistes québécois. Enfin, le seul point positif, est qu’on risque de parler de plus en plus d’environnement. Mais n’oublions pas que le plan vert de M. Dion n’a pas fait l’unanimité chez les écologistes parce que considéré comme trop tiède. L’un dans l’autre, j’ai l’impression que M. Dion ne doit son élection qu’à la faveur d’une conjoncture où le Canada anglais continue de se mettre la tête dans le sable et considère acceptable que la minorité la plus importante au Canada n’est toujours pas signataire de la constitution de 1982.

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