Le « vrai » bilan de Sylvain Lafrance

25 juin 2011

Voici mon commentaire après avoir lu cette entrevue de Stéphane Baillargeon (un excellent journaliste du Devoir) et Sylvain Lafrance (le niveleur par le bas de Radio-Canada).

Stéphane Baillargeon, Bon baiser d’adieu de Lafrance, Le Devoir, 25 juin 2011
http://www.ledevoir.com/societe/medias/326232/bon-baiser-d-adieu-de-lafrance

Cher monsieur Baillargeon,

Je ne comprends pas qu’avec votre sens critique vous puissiez laisser toute sa place au discours lénifiant de Sylvain Lafrance. Ce type a détruit Radio-Canada comme phare culturel de la société francophone du Québec et du Canada. Le nivellement par le bas n’a cessé d’avoir le haut du pavé, et probablement la meilleure décision qu’il n’ait jamais prise fut de se décider enfin de partir. L’intégration Web de Radio-Canada est loufoque avec des technologies dépassées comme Flash qui ne permettent pas de regarder des extraits vidéo sur le iPad ou le iPhone et les plateformes mobiles en général. L’offre en baladodiffusion frise le ridicule quand on la compare aux autres grands diffuseurs publics comme France-Culture, la BBC, PBS ou NPR. Au lieu d’être à l’avant-pointe de la technologie, Radio-Canada a toujours un train en retard.

Il reste beaucoup de talent et d’intelligence à Radio-Canada, et on souhaite que ceux-ci émergent enfin et nous offre des contenus qui titillent notre esprit au lieu de cette soupe pseudoculturelle indigeste. Bon débarras! Et ressortez votre plume acerbe pour nous faire le « vrai » bilan des « réalisations » de Sylvain Lafrance au lieu de tomber dans notre unanimisme bien québécois.

Les photos de la semaine

20 février 2010

Quelques photos prises cette semaine.

Végétation inconnue

Végétation inconnue

Feuille fripée

Feuille fripée

Coléoptère

Coléoptère

Bien cadré

Bien cadré

En hauteur

En hauteur

Zorglub enneigé

Zorglub enneigé

Gros succès sur Flickr et The Daily Shoot avec cette dernière photo à en juger par le nombre de commentaires. Gros problème pour moi de trouver le moyen de mieux balancer les blancs dans Aperture. Je suis encore néophyte en ce qui touche cette application et la photographie numérique en général.

Les habitudes du samedi

20 février 2010

Chaque samedi que je passe à Montréal, je fais presque invariablement ceci:

Je conserve les articles du Devoir (ledevoir.com) dans Instapaper pour les lire plus tard en après-midi sur mon iPod Touch (bien hâte d’avoir le iPad). Je prise en particulier Michel David, Gil Courtemanche, Odile Tremblay, Louis Corneillier, Christian Rioux, Georges Leroux et Sylvain Cormier.

Je me fais une liste en balado-diffusion qui est TOUJOURS dans l’ordre suivant:

Shield and Brooks, PBS NewsHour Podcast

Washington Week with Gwen Ifill NPR

Week in the News (On Point with Tom Ashbrook), en particulier pour Jack Beatty (The Atlantic), NPR

On the Media, NPR

Et accessoirement Macadam Philo avec François Noudelmann (j’aimais mieux Les Vendredis de la philosophie par contre), France-Culture

Et je pars à me promener sur le Mont-Royal de deux à trois heures (ou plus) avec Zorglub et depuis quelques temps mon nouvel appareil phototographique.

Zorglub en gros-plan

Zorglub en gros-plan

En général ça se passe comme cela et c’est mieux de ne pas changer (évidemment, si je suis à la campagne, j’ai un autre horaire).

Lucien Bouchard

18 février 2010

Quelques articles intéressants sur les derniers propos publics de Lucien Bouchard qui a ébranlé les colonnes du temple de la doxa péquiste.

Ce qui fait mal dans cette sortie, c’est que Lucien Bouchard dit tout haut ce que bien des Québécois, y compris d’anciens souverainistes, pensent tout bas : la souveraineté, c’était un beau rêve, mais on n’y arrivera pas. Tant pis, passons à autre chose plutôt que de rester paralysés par cette obsession.

Ce que Lucien Bouchard dit, c’est qu’on ne peut pas bâtir le Québec sur un but inatteignable, que nous avons besoin d’un nouveau projet mobilisateur accessible. Faites le test dans votre entourage : combien de gens pensent exactement cela?

Vincent Marissal, Le retour de Lucide Bouchard, cyberpresse.ca

Qu’est-ce qui va le mieux préparer le Québec – souverain ou pas – de demain? Est-ce une chasse à d’hypothétiques burqas ou des finances publiques saines? Est-ce d’étendre la loi 101 à tous les dépanneurs ou un système d’éducation dont on ne décroche pas? Ce sont les questions que pose Lucien Bouchard et qui reflètent les préoccupations de bien des Québécois.

Même dans le mouvement souverainiste, il y en a plusieurs qui, comme Lucien Bouchard, s’interrogent sur la stratégie de Pauline Marois de mettre tous ses oeufs dans le panier du débat identitaire depuis qu’elle est devenue chef du PQ, et ce au point de reprendre à son compte ce qui fut, pendant un temps, le fonds de commerce de l’Action démocratique du Québec (ADQ).

Michel C. Auger, L’effet Bouchard, radio-canada.ca

La question n’est donc pas tant de savoir si M. Bouchard serait «encore» souverainiste, mais plutôt de tenter de suivre les diverses incarnations de sa véritable école de pensée politique, qui fut celle de nombreux «Canadiens français» devenus ensuite des «Québécois»: celle de l’affirmation nationale du Québec et de son autonomie.

Josée Legault, Lucien Bouchard et la «cohérence», voir.ca

Au Mont-Royal

14 février 2010

Il faisait très beau hier et j’en ai profité pour aller me balader au Mont-Royal et prendre quelques clichés, entre autres au sommet de l’ancienne piste de ski de l’Université de Montréal.

Remonte-pente

Remonte-pente

Remonte-pente

Remonte-pente

Ancienne piste de ski de l'U de M

Ancienne piste de ski de l’U de M

Ancienne piste de ski de l'U de M

Ancienne piste de ski de l’U de M

Bon anniversaire Antoine

13 février 2010

Pour mon ami Antoine à qui j’ai oublié de souhaiter un joyeux anniversaire hier.

Je me suis amusé à garder le doigt sur le déclencheur pour prendre des séries de photos de mon balcon en tremblotant un peu.

J’ai réuni les photos dans des albums dont en voici des extraits.

Soie

Foudre

Foudre

Djihad

Djihad

soi 3

soi 3

Soie 1862

Soie 1862

Soit 1863

Soit 1863

9/1/1

9/1/1/1/4

9/1/1/1/4

9/1/1/1/7

9/1/1/1/7

9/1/1/1/8

9/1/1/1/8

FORÊT

La forêt a

La forêt a

La forêt I

La forêt I

La forêt III

La forêt III

La forêt v ou V

La forêt v ou V

Iron Hill

8 février 2010

J’ai été à la campagne cette fin de semaine avec ma vieille maman. C’était très bien. C’est la seconde fois que nous faisons cela depuis la mort de mon père.

Boîte aux lettres

Boîte aux lettres

On a regardé Citizen Kane et j’ai fait de belles balades avec Zorglub. Ce n’est pas idéal la neige pour la photographie (j’ai de la difficulté à contrôler les contrastes), mais c’est bien chouette pour faire de la raquette.

roulotte

Roulotte

Cours à scrap de Pierre

Cours à scrap de Pierre

Arbre aux champignons

Arbre aux champignons

Rivière-des-prairies

1 février 2010

Il faisait bon dimanche et je me suis promené au bord de la Rivière-des-Prairies après été voir ma soeur Dominique qui souffre de sclérose en plaques et qui réside à l’Hôpital Notre Dame de la Merci. En passant, si vous vous apitoyez sur votre sort, aller s’y donc faire un tour, vous risquez de vous apercevoir que vos problèmes sont bien légers si on les compare aux résidents de cet hôpital qui prodigue des soins aux malades chroniques.

Rivière-des-Prairies

Rivière-des-Prairies

Glace Rivière-des-Prairies

Glace Rivière-des-Prairies

Arbre Rivière-des-Prairies

Arbre Rivière-des-Prairies

Premier pas avec la Canon S90

29 janvier 2010

Je me suis acheté un appareil photographique Canon S90 peu après Noël. Je n’ai aucune expérience en photographie numérique, et en photographie analogique, ma seule expérience remonte à une Canon F1, ce qui ne me rajeunit pas.

J’ai acheté une excellente introduction à cette caméra et je me promène toujours avec cette dernière (elle est vraiment petite).

Ancienne bibliothèque de la ville de Montréal
Ancienne bibliothèque de la ville de Montréal
Zorglub en course
Croix du Mont-Royal
Ligne jaune
Plaque d'égout
plaque

Sur les élections à Montréal

3 novembre 2009

On a dit que Projet Montréal devait se trouver un nouveau chef moins intransigeant. Et il y a eu ce détail qui tue. Dans un passage égaré d’un essai sur les Québécois au volant, publié en 2005, Bergeron penche vers certaines théories du complot à propos des événements du 11 septembre. Ce n’était qu’une hypothèse et il a fini par s’en excuser. Mais le mal était fait. Plusieurs – j’en suis – croient que ses propos controversés ont miné sa crédibilité et empêché Projet Montréal d’avoir la place qu’il méritait vraiment à l’hôtel de ville.

Alex Norris n’est évidemment pas d’accord avec moi. Il trouve que l’histoire du 11 septembre a été montée en épingle de façon injuste. Ce qui compte, plaide-t-il, c’est le jugement de Richard Bergeron en matière d’affaires municipales. «Il ne se présentait pas comme ministre des Affaires étrangères!»

Rima Elkouri, Le bon (et le moins bon) jugement, cyberpresse.ca

Pour l’instant, c’est en annonçant plusieurs mesures (dont la suspension temporaire des investissements de la Ville) que le maire a décidé de regagner la confiance des électeurs. Avec l’aide de Québec, le maire Tremblay semble aujourd’hui déterminé à nous faire oublier une éventuelle commission d’enquête publique, une idée qu’il avait pourtant appuyée durant la campagne.

Autant du côté du ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, que du maire de Montréal, on nous propose plutôt une série d’actions sensées rétablir l’ordre dans le monde municipal québécois (révision du processus d’appels d’offres, resserrement des règles d’éthique, changements dans les méthodes d’attribution de contrats, etc.). On dit vouloir mettre fin aux rumeurs de corruption et de collusion. Mais en voulant traiter le problème à la pièce, on ne s’attaque pas au fond de la question, c’est-à-dire à l’existence d’une machine bien huilée. Les Montréalais ne sont pas dupes. Ils attendent davantage.

Nathalie Collard, Répondre aux attentes, cyberpresse.ca

Il me semble que l’incapacité de Mme Harel de communiquer en anglais avec une tranche importante de l’électorat a pesé plus lourd dans la balance électorale que son ancienne appartenance politique.

À choisir entre un maire bilingue et un unilingue, les électeurs francophones d’Ottawa, par exemple, voteraient à tous les coups pour le candidat bilingue. Ils le feraient d’abord et avant tout parce que le fait d’avoir fait l’effort d’apprendre convenablement le français serait vu comme un indice probant de plus grande ouverture à leur égard par rapport à l’inverse au sujet du candidat unilingue. Pour les électeurs de langue minoritaire, le bilinguisme prime généralement sur le programme.

Chantal Hébert, La carte linguistique du vote municipal à Montréal, L’actualité.com